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Centre d'acquisition et de diffusion de l'information scientifique et technique

Un article de DokuPedia.


Les Centres d'acquisition et de diffusion de l'information scientifique et technique (CADIST) forment un réseau de bibliothèques-ressources de référence dans les différents champs de la recherche scientifique. Ce réseau, mis en place au début des années quatre-vingt et sous tutelle du ministère de la recherche et de l'enseignement supérieur, doit à terme couvrir l'ensemble des domaines des sciences pures, des sciences médicales et pharmaceutiques, et des sciences humaines et sociales. Chaque CADIST, constitué d'une ou plusieurs bibliothèques universitaires ou de grands établissements (musées, instituts), couvre un domaine spécifique avec pour mission l'acquisition de l'ensemble de la documentation d'un niveau recherche s'y rapportant et, plus particulièrement, la documentation en langue étrangère. En terme de diffusion, leur rôle est de fournir les documents en dernier recours, donc uniquement si l'usager n'est pas en mesure de se les procurer par d'autres moyens.
L'objectif de ce réseau est donc double :

  • Atteindre, ou du moins tendre à, l'exhaustivité dans l'acquisition de la documentation scientifique et technique d'un niveau recherche, produite en France et dans le monde, et ce dans tous les domaines.
  • D'autre part, permettre aux chercheurs, doctorants et étudiants en maîtrise, mais aussi aux institutions et entreprises privées d'avoir un accès assuré à cette documentation.


Aujourd'hui, presque 30 ans après leur création, les CADIST, qui jusque là ont tenu leur rôle avec des résultats mitigés mais bien réels, doivent, à côté de leur missions traditionnelles d'acquisition et de diffusion, justifier leur existence dans le monde de l'information globalisée et numérisée. Bref, les CADIST doivent trouver leur place dans l'ère numérique.

Une liste des vingt-deux CADIST existant aujourd'hui est disponible en fin d'article.


Sommaire

Historique

Contexte et objectifs de la mise en place des CADIST

Dans les années 1970 plusieurs programmes internationaux visant à favoriser la diffusion de l'information scientifique et l'accès aux documents s'y référant furent mis en place conjointement par l'IFLA et l'Unesco. Il s'agissait entre autre de l'Universal Bibliographic Control (UBC ou en français CBU pour Contrôle Bibliographique Universel) qui deviendra l'Universal Bibliographic Control and International MARC (UBCIM), de l'Universal Availability of Publication (UAP ou en français, AUP pour Accès Universel aux Publications) et du National Information System (NATIS). L'UBC, puis l'UBCIM concernaient avant tout la mise en place de standards internationaux pour la description bibliographique, les programmes UAP et NATIS quant à eux touchaient directement à l'idéal de l'IFLA : un accès universel à l'information pour tous.


Dans ce contexte les états participant à ces programmes, dont la France, se retrouvaient face à un double corolaire :

  • Réunir leurs propres publications pour les mettre à disposition des autres états.
  • Collecter les publications étrangères pour les mettre à disposition de leurs chercheurs.


En France, il n’existait alors aucun système central permettant de répondre à ces exigences. La Bibliothèque Nationale assurait un service de prêt des ouvrages français aux bibliothèques étrangères mais, a contrario, ne prêtait pas ses ouvrages étrangers aux bibliothèques françaises et ne pratiquait pas, dans ce domaine, une politique d’acquisition visant à l’exhaustivité. De plus, l’augmentation de la production documentaire scientifique et technique qui ne cesse de croître depuis le début du siècle, s’accéléra encore aux cours de la décennie 70-80 avec l’arrivée de nouveaux outils, comme l’informatique et les bases de données numériques. Ces nouveaux outils, par les possibilités qu’ils offrent créèrent également de nouvelles exigences en terme de qualité, tant au niveau de la recherche d’information qu'en terme d’accès aux documents.
En 1977, conscient de cette situation, le gouvernement afin de donner une nouvelle impulsion à la politique d’information scientifique et technique, fixait deux objectifs :

  • Un objectif économique : diffusion dans le monde de l’industrie et à l’étranger les résultats de la recherche universitaire française
  • Un objectif politique : éviter aux chercheurs français de se mettre en état de dépendance vis-à-vis des systèmes étrangers.

L'idée était donc la constitution de pôles documentaires à forte visibilité et utiles à l'ensemble de la communauté scientifique, française et internationale.


Du fait de la masse documentaire existante, et de son augmentation constante, la réalisation de ces objectifs imposait la mise en place d'une organisation en réseau. En terme d’acquisition, la charge de travail et financière impliquée aurait été trop lourde pour un établissement isolé et en terme de diffusion, la solution réseau apparaît évidente. Une réflexion à propos d’un système coordonnant toutes les étapes de la chaîne documentaire (sélection, acquisition, traitement et signalement, conservation et diffusion) au niveau de l’information scientifique et technique, fut donc entamée et allait aboutir à la création du réseau CADIST.

Les modèles étrangers

A la même époque, les pays anglo-saxon possédaient déjà des systèmes répondant à de tels besoins. La France allait logiquement s’en inspirer dans la mise en place de son propre réseau.
Deux systèmes furent observés :

Le système britannique

Le système britannique est fondé sur une organisation centralisée. De 1973 à 1885, la Lending Division de Boston Spa , service de la British Library, occupait ce rôle. Elle fournissait les publications anglaises aux bibliothèques étrangères et les publications étrangères aux bibliothèques de Grande-Bretagne. En 1985, ce service est rebaptisé British Library Document Suply Centre, dont le rôle est identique mais s'est étoffé. Aujourd'hui, ce système est toujours d'actualité mais a été complété par de nombreux services liés entre autre aux collections numériques et au web.

Le système allemand

Le système allemand, au contraire, était fondé sur une parcellisation spatiale des connaissances, ces dernières étant divisées en plus de cent secteurs dont la responsabilité incombait à des bibliothèques spécialisées. Cependant, ce système entrainait des difficultés de fonctionnement et d’organisation, en impliquant entre autre des problèmes de doubles acquisitions (certains domaines se recoupaient) et d’orientation des demandes. Il fut alors juxtaposé à ce réseau, un système central composé, au début des années quatre-vingt, de quatre grandes bibliothèques correspondant à quatre champs de la connaissance :

  • La Technische Informationsbibliothek à Hanovre pour les sciences et les techniques
  • La Zentralbibliothek der Landbauwissenschaften à Bonn pour l’agronomie
  • La Zentralbibliothek der Medizin à Cologne pour la médecine
  • La Zentralbibliothek der Wirtschaftswissenschaften à Kiel pour les sciences économiques.


La mise en place du réseau

Du fait de la richesse documentaire des bibliothèques universitaires, la décision fut prise de s’appuyer sur ces dernières et d’adopter un système plutôt inspiré du système allemand, tout en réduisant le nombre de disciplines afin d’éviter la multiplication des centres et les problèmes en résultant (doubles acquisitions notamment). Un comité, dans lequel collaboraient le ministère des universités, la mission pour la recherche, la direction des affaires générales et financières, la direction des enseignements supérieurs et la direction des bibliothèques, fut chargé de définir les modalités de mise en place du réseau CADIST et de son fonctionnement.


Une enquête portant sur les fonds documentaires des bibliothèques susceptibles d’être CADIST fut réalisée. Suite aux résultats de cette dernière les dix premiers CADIST furent désignés par le même comité avec la participation de la mission interministérielle d’information scientifique et technique (11 septembre 1980). Les établissements d’accueil devaient obligatoirement dépendre du Ministère des universités mais une attention particulière fut accordée au fait de ne privilégier ni les bibliothèques parisiennes, ni les bibliothèques strictement universitaires.

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La mise en place du réseau fut effective au 1 janvier 1981. Une des premières priorités de la politique mise en place fut le signalement des fonds de ces centres qui était loin d’être complet. De plus, la situation institutionnelle des CADIST resta dans un certain flou jusqu’à la promulgation d’une circulaire, spécifiant leurs missions et leurs modalités de fonctionnement, le 26 mai 1983.


Une nouvelle circulaire fut promulguée en 1992 qui vint remplacer la précédente, adaptant le texte essentiellement au contexte institutionnel qui avait évolué. Au cours des trente dernières années, de nouveaux CADIST furent crées et aujourd'hui leur nombre s'établit à vingt-deux auxquels participent une trentaine d'établissement. A noter qu'en Juillet 2007, un appel à candidature a été lancé pour la création de deux nouveaux CADIST. La liste de ces CADIST est consultable en fin d'article.

Missions traditionnelles, modalités de fonctionnement et organisation du réseau

La circulaire du 26 mai 1983 et celle du 31 décembre 1992 définissent les missions des CADIST, l'organisation du réseau et leurs modalités de fonctionnement

Les missions traditionnelles

Acquisition

Chaque CADIST a pour mission d’acquérir l’ensemble de la documentation française et étrangère, d’un niveau recherche exclusivement, concernant sa discipline. Ces acquisitions ont pour objectif l'exhaustivité et concernent :

  • les documents de toutes natures : monographie, périodique, bases de données, enregistrements vidéos ou sonores, corpus d’images et documents cartographiques
  • sur tous les types de supports : papiers, magnétique, microforme et numérique


Afin d'élaborer leur politique documentaire et d'éviter les redondances injustifiées, les CADIST sont tenus de s'informer des collections des établissements possédant des fonds importants dans leur domaine. Dans l'idéal, mener à bien une telle mission supposerait une connaissance et une transparence des politiques d’acquisition de toutes les bibliothèques universitaires. A cette fin, deux projets ont été proposé lors des dix premières années d'existence des CADIST :

  • Dès leur création la tenue de réunions de comités nationaux d’acquisition avait été suggérée pour orienter les politiques documentaires.
  • En 1987 : projet de mise en place de Conspectus, un outil documentaire de description et d’évaluation du niveau de couverture d’une collection.

Ces deux projets n’ont jamais abouti.


Dans les faits, les établissements CADIST ont tendance à conserver leur politique documentaire antérieure, influencée bien sûr par l'environnement de recherche dans lequel ils se situent. En effet, il faut garder à l'esprit que les CADIST ne sont pas des créations de toutes pièces, mais prennent place dans des établissements documentaires préexistant, d'où l'importance des critères de sélection. Les établissements CADIST, comme toute bibliothèque, privilégient donc la cohérence de leur fonds, cohérence qui est d’ailleurs un repère important et permanent pour les chercheurs. Ainsi, certains CADIST, au sein même de leur domaine, ont des secteurs de prédilection, d’où l’intérêt des CADIST associés qui permettent à la fois spécialisation et complémentarité.

Diffusion

La mission d’acquisition des CADIST a pour but de posséder et maîtriser l’information scientifique et technique mais aussi de la faire circuler et de la rendre accessible : c’est leur mission de diffusion. Celle-ci obéit à plusieurs principes :

  • En théorie les documents sont accessibles à tous, y compris les entreprises du secteur privé et les particuliers. Cependant le réseau CADIST reste une ressource de dernier recours. La demande de document ne peut y être faite que dans le cas où le document n'est disponible nul part ailleurs et elle doit être le fait d'une bibliothèque ou d'un centre de documentation par le biais du prêt entre bibliothèque. La circulaire du 31 décembre 1992 précise toutefois que les CADIST sont avant tout au service des chercheurs, des doctorants et des étudiants de maîtrise.
  • Afin que la demande auprès d'un CADIST soit valide elle doit auparavant avoir été adressée à deux autres établissements. Ce, encore une fois, pour s'assurer du caractère de dernier recours des CADIST. Dans le cas contraire, le CADIST peut refuser la demande, sauf dans le cas où le celui-ci est la seule localisation indiquée dans le SUDOC (système universitaire de documentation). Il est alors nécessaire de préciser la situation dans la demande.
  • Le service CADIST des établissements concernés est ouvert toute l'année, tous les jours ouvrables. La réponse quant à la disponibilité du ou des documents doit être fournie dans les vingt-quatre heures suivant la demande. La durée de prêt est de un mois, délai de port compris.
  • Tous les documents du fonds sont accessibles, y compris ceux acquis hors crédits CADIST. Toutefois, cette mission de diffusion ne concerne que la documentation d'un niveau recherche. En effet, dans de nombreux cas, le CADIST est intégré à une bibliothèque universitaire dont les fonds contiennent également des usuels, des manuels ou autres ouvrages destinés aux premier et second cycles universitaires. Ces documents sont donc exclus du service de dernier recours fourni par les CADIST.
  • Afin de préserver l’intégrité de leurs collections, les CADIST ont la faculté de refuser le prêt des documents rares ou précieux, notamment anciens. Dans ce cas, ils doivent en proposer la reproduction ou, si celle-ci est interdite par la loi sur la propriété littéraire et artistique, la consultation sur place. Une circulaire du ministère de tutelle publiée annuellement précise les tarifs de reproduction pour les secteurs public, semi-public et privé (les tarifs varient selon le demandeur).


La mission de diffusion des CADIST est donc particulièrement encadrée. Cependant, il faut noter que souvent il n'existe pas de séparation physique des fonds CADIST et non CADIST au sein des établissement et que cela peut rendre la situation confuse.

Signalement

La mission de diffusion des CADIST ne peut être accomplie sans un signalement adéquat. Les CADIST ont donc plusieurs obligations à ce niveau :

  • La première est bien sûr de signaler leurs fonds dans leur catalogue local (aujourd’hui, tous sont accessible en ligne : voir la liste des CADIST).
  • Versement de leurs notices dans le SUDOC (Système universitaire de documentation). Ce dernier est lui-même accessible à travers le CCFr (Catalogue Collectif de France).
  • Les CADIST sont tenus de signaler régulièrement leurs nouvelles acquisitions :
  • Les CADIST ont également un rôle pédagogique est doivent promouvoir auprès des doctorants les différents outils de recherche bibliographique et documentaire.


Les missions traditionnelles des CADIST sont donc en adéquation avec les objectifs premiers définis lors de la mise en place du réseau, à savoir l'existence d'un système capable d'assurer les différentes tâches de la chaîne documentaire pour le traitement de l'information scientifique et technique en France, excepté peut être au niveau de la visibilité de ces centres, les modalités d'emprunt par PEB entraînant une méconnaissance du public excepté celui des bibliothécaires et des documentalistes.

Modalités de fonctionnement et organisation du réseau

Le réseau CADIST laisse une autonomie assez importante aux établissements qui le composent. La question du réseau peut d'ailleurs se poser, comme nous allons le constater à travers la présentation des modalités de fonctionnement et de l'organisation du réseau en lui-même.

Modalités de fonctionnement

Procédures de sélection et de création

Afin de devenir un CADIST ou d'intégrer un centre déjà existant en tant que CADIST associé, un établissement doit satisfaire plusieurs critères :

  • En premier lieu, l'établissement doit conserver un fonds rétrospectif dont la valeur est reconnue par les chercheurs de la discipline, et posséder une notoriété nationale au minimum.
  • Également afin d'assurer pleinement sont rôle de pôle d'excellence, l'établissement doit être inséré dans un environnement scientifique dynamique (formation doctorale, institut ou centre de recherche, laboratoire) et démontrer une volonté de s’ouvrir à l’ensemble de la communauté scientifique.
  • Enfin, l'aspect financier doit être pris en compte et l'établissement candidat doit être doté d’un budget de fonctionnement lui permettant d’assurer les principales fonctions bibliothéconomiques que la fonction de CADIST implique.

retour chap. "acquisition"


La création d'un CADIST procède en quatre étapes :

  • Proposition de la création d'un ou plusieurs nouveaux CADIST par l'administration de tutelle, actuellement la sous-direction des bibliothèques et de l'information scientifique, et appel d'offre.
  • Dépôt de candidature des établissements intéressés
  • Sélection selon les critères cités ci-dessus.
  • Une convention est alors signée par le ministre de tutelle et l’établissement hôte. Elle est signée pour une durée de quatre ans, renouvelable par tacite reconduction avec préavis de un an pour sa dénonciation. Cette convention fixe :
    • les missions
    • les règles de fonctionnement
    • les critères d’évaluation

Fonctionnement administratif et financier

Cette convention bien qu'individualisée à chaque établissement hôte est cependant rédigée selon des principes fixes et obligatoires :

  • La direction du CADIST est nécessairement confiée à un conservateur d'état ou un documentaliste de niveau équivalent. Il est nommé par le président de l'établissement sur proposition du directeur de la bibliothèque, du service commun de la documentation ou du service interétablissement de coopération documentaire.
  • La tutelle du réseau CADIST et des établissements qui en sont membres est gérée par le bureau de la coordination documentaire appartenant à la sous-direction des bibliothèques et de l'information scientifique, elle-même dépendante du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. La responsable actuelle des CADIST est Véronique Schultz (coordonnées en fin d'article).
  • Chaque année, dans le cadre de l’enquête statistique générale auprès des bibliothèques universitaires, les établissements hôtes remettent un bilan au ministre de tutelle ou à son représentant. Ce bilan comprend :
    • La justification de l’utilisation de la subvention allouée.
    • Les données de base sur l’activité du CADIST.
    • des informations sur l’évolution des coûts de la documentation dans la discipline du CADIST.
  • Annuellement, les établissements hôtes reçoivent une subvention documentaire spécifique en complément de leur dotation de fonctionnement classique :
    • Cette subvention doit être utilisée à hauteur de 90 % pour l'acquisition de documentation de niveau recherche dans la discipline du CADIST. Les documents acquis sur les crédits CADIST doivent être signalés en tant que tels.
    • Les 10 % restant peuvent être dévolus aux frais de fonctionnement de l'activité CADIST (vacations, frais de reproduction, frais de signalement). A l'exclusion de ces vacations ponctuelles, l'activité du CADIST est donc assurée par le personnel de l'établissement d'accueil.

Organisation du réseau

La logique du réseau CADIST repose sur une répartition inspirée des sections du Conseil national des universités mais réparties en une trentaine de disciplines. cette répartition répond à un quadruple objectif :

  • Le respect des réalités scientifiques des collections des différentes bibliothèques.
  • Une forte lisibilité de la carte documentaire.
  • Résoudre les problèmes de compétence.
  • Rester assez souple en évitant de fermer les domaines.


Il s'agit, en définitive, plus d'une coordination documentaire gérée au niveau nationale que d'une coopération entre les différents CADIST du réseau. Il faut cependant souligner la possibilité pour un CADIST d'être constitué de plusieurs établissements, on parle alors de CADIST associé : Il peut alors exister une coopération intra-CADIST.
De plus, le réseau des pôles associés de la Bnf, mis en place en 1994, s'est superposé à celui des CADIST, entraînant un certain chevauchement des compétences, d'autant plus que le rôle principal des pôles associés est également l'acquisition de documentation étrangère, mais permettant aussi de stimuler la coopération documentaire inter-établissement.

Répartition territoriale des CADIST

Avant tout, il est nécessaire de rappeler qu'un CADIST est une entité somme toute abstraite, puisque d'une part il peut être constitué de plusieurs établissements situés en des lieux géographiquement éloignés et d'autre part, comme il a était souligné plus haut, malgré l'obligation de signaler les documents acquis sur les fonds CADIST comme tels, les collections du CADIST sont rarement séparées de celles de son établissement d'accueil : il n'y a donc pas de délimitation physique du fonds d'un CADIST.
A propos de la répartition territoriale des CADIST il est aussi important de noter que si un CADIST peut être composé de plusieurs établissements, un seul établissement peut accueillir plusieurs CADIST.


Malgré cette situation quelque peu abstraite de la situation spatiale d'un CADIST, un des objectifs énoncé lors de la mise en place du réseau était de ne pas privilégier Paris et sa région afin de donner au réseau un réel caractère national. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Force est de constater que cette volonté n'a été qu'à moitié respectée comme le montrent les deux tableaux suivant :




Répartition des CADIST par localisation géographique
Paris exclusivementParis et banlieueBanlieue exclusivementÎle de France et ProvinceProvince exclusivementTotal Paris et banlieueTotal CADIST
922361622


Répartition des établissements d'accueil
ParisBanlieueProvince Total Île de FranceNombre total d'établissements
136131932


Pour plus de précision consulter la liste des CADIST



Cette situation n'est pas réellement surprenante, la centralisation ayant était longtemps une caractéristique française. Les politiques menées depuis une trentaine d'années tentent de rééquilibrer la situation et le dynamisme des centres de recherche en province est de plus en plus important.
De plus, en ce qui concerne les CADIST, ce déséquilibre n'a pas de conséquence significative, puisque la fourniture de document se fait par le biais du PEB et aujourd'hui les catalogues en ligne sont suffisamment performant pour localiser un document où qu'il se trouve en France, voire dans le monde.

Notion de CADIST associé

Comme il l’a déjà été souligné un CADIST peut être composé de plusieurs établissements, c’est la notion de CADIST associé. Dans ce cadre un établissement conservant des fonds spécialisés peut intégrer un CADIST déjà existant, afin d'apporter un complément aux collections et offrir la possibilité au CADIST de couvrir plusieurs disciplines, ce qui est le cas pour certains domaines de recherche.


Exemples :

  • Le CADIST associé du Centre d’étude supérieur de la civilisation médiévale de l’Université de Poitiers renforce le CADIST d’histoire médiévale de la Sorbonne.
  • Etudes et sources sur l’urbanisme de l’Institut français d’urbanisme (Université Paris 8) renforce le CADIST de géographie (bibliothèque du Centre de géographie de la Sorbonne).


Cette possibilité fut envisagée dès le début du réseau comme le montre cette partie de la circulaire du 26 mai 1983 :

  • "Pour un secteur spécialisé à l’intérieur de leur domaine, les CADIST peuvent conclure des conventions avec d’autres organismes afin d’améliorer la couverture documentaire du domaine. Ces conventions devront être soumises pour approbation à la DBMIST avant leur signature. Les obligations des CADIST en matière de conservation des documents s’imposent à leurs partenaires dans les secteurs concernés."


Un CADIST peut également être constitué de plusieurs établissements dès sa création comme il l'est stipulé dans la circulaire du 31 décembre 1992.

Lorsqu’un CADIST s’est associé à un autre établissement afin de parfaire sa couverture documentaire, ce dernier doit, bien sûr, assurer la mission de diffusion qui est celle de tous CADIST.

Place des CADIST dans la carte documentaire scientifique et technique française

Le réseau CADIST fut le premier de ce type monté en France. Il a donc durablement marqué la carte documentaire française. Aujourd'hui le maillage documentaire français entrecroise le réseaux CADIST et celui des pôles associés de la BnF, deux réseaux auxquels se superposent les établissements disposant de la compétence de dépôt légal éditeur (DLE). Il est important de garder à l'esprit que ces différentes compétences constituent des outils puissants d'acquisition et de diffusion et qu'un établissement peut endosser plusieurs casquettes.


La Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine (Nanterre) est ainsi CADIST "Relations internationales et monde contemporain", pôle associé de la BnF pour les domaines "Relations internationales", "Première et deuxième guerres mondiales, conflits internationaux" et "Politique étrangère", et DLE pour le domaine "Histoire et relations internationales, XXème et XXIème siècles".


Les orientations en terme d'acquisition de ces différents réseaux entremêlés se définissent ainsi :

  • DLE : Monographies et périodiques français issus du Dépôt Légal Éditeur (second exemplaire).
  • CADIST : Documentation étrangère essentiellement.
  • Pôles associés de la BnF : Acquisition de monographies et périodiques étrangers.


En définitive, il semble donc plus approprié de parler de carte documentaire que de véritable réseau. En effet, bien que des règles communes gèrent l'activité des CADIST, ces derniers fonctionnent de façon autonome. Pour le moment, seul le versement de la description des fonds au SUDOC, la coordination centrale assurée par la sous-direction des bibliothèques et de l'information scientifique et le fonctionnement de la diffusion par le biais du PEB permettent de considérer les CADIST comme un réseau : Ce dernier est donc bien réel en terme de signalement et de diffusion, moins en terme d'acquisition. Dans ce domaine, il s'agit davantage de coordination.

Bilans et Perspectives

Les CADIST existent aujourd'hui depuis une trentaine d'années. Qu'en a-t'il était de leur efficacité et qu'en est-il aujourd'hui ? Quelle place peuvent-ils occuper dans l'économie de la documentation numérique ? Cette section ne donnera qu'un bref aperçu de ces problématiques, qu'une liste de liens et d'articles disponibles en ligne permettra de compléter.

Efficacité des CADIST au fil de leur existence

Les CADIST dans l'ère numérique

La notion de réseau documentaire est aujourd’hui à redéfinir, du fait essentiellement des ressources numériques et des catalogues en ligne qui bouleversent toutes les références spatiales. Dans cet environnement, le rôle des CADIST aura donc à évoluer et plusieurs fonctions pouvant leur être dévolues sont envisagées, voire déjà mises en place.

Section en cours de construction, veuillez-vous reporter à la liste de liens signalés ci-dessus

Informations pratiques et sources d'informations

Listes des CADIST et sites officiels

Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche

Catalogue Collectif

Liste des CADIST

Sources documentaires de l'article

  • Répertoire de sources : Bibliographie sélective ayant servie à la construction de cet article, disponible sur le site spip de la licence pro ressources documentaires de l'université Montpellier 3.

Documents disponibles en ligne, liens externes et articles Dokupedia

Les documents sont classés par chapitre

Historique

Contexte international et objectifs des CADIST

Les modèles étrangers

Missions traditionnelles, modalités de fonctionnement et organisation du réseau

textes officiels

Les missions traditionnelles

  • Acquisitions

Modalités de fonctionnement et organisation du réseau

Bilans et perspectives

La notion de CADIST sur le web

  • Trouver la notion CADIST sur l'internet des sciences de l'information et de la communication
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