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Evolution du monde des archives en France

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EVOLUTION DU MONDE DES ARCHIVES EN FRANCE


Présentation


1. Premiers lieux d’Archivage : les bibliothèques, dans la Grèce classique.


2. Archivage dans les monastères


3. Archives de presse : développement de l’édition


4. Archives audio, audiovisuelles : naissance de la radio, la télévision, internet…


Conclusion




PRESENTATION


Nous allons nous intéresser aux Archives en tant que lieux où sont répertoriés différents documents. Bien plus qu'un simple lieu de classements de documents administratifs, ces institutions préservent ainsi l'héritage culturel de tout un peuple. Nous allons nous observer l’évolution des différents supports de document, en nous attardant de plus près à la période débutant avec les premières bibliothèques et se terminant par les médiathèques et autres lieux d’archivage que l’on peut trouver de nos jours.


1/ Premiers lieux d’archivages : les premières bibliothèques, dans la Grèce classique.


C’est à la période hellénistique que s’est développée la diffusion du livre, comme en témoigne la fondation de grandes bibliothèques. Celle d’Alexandrie fut créée par les deux premiers Ptolémée (325-246), avec le concours de l’Athénien Démétrios de Phalère. Il y avait en réalité deux bibliothèques; la plus importante faisait partie du Museion, centre de culture grecque et foyer de savants; elle aurait rassemblé plus de 500 000 volumes; la seconde, annexée au temple de Sérapis, le Sérapeion, en aurait compté 43 000. Le Museion fut détruit en 47 avant J-C, au moment de la prise d’Alexandrie. En compensation Antoine et Cléopâtre firent transporter au Serapeion la bibliothèque des Attalides; celle-ci fondée à Pergame par Attale I (241-197) et développée par Eumène II (197-159), comptait 200 000 volumes. Le Serapeion fut lui-même détruit par les chrétiens en 391 après J-C. Dans ces bibliothèques, on constituait un exemplaire unique de chaque œuvre littéraire. Le nombre des bibliothèques privées augmente au début de l’Empire et il existait des collections de milliers de rouleaux; celle d’Epaphrodite en comptait 30 000 et celle de Sammonicus en atteignait 60 000. Déjà le désir de connaître et le goût de l’étude n’étaient plus les seuls motifs d’accumuler les livres. Les bibliothèques publiques se développent aussi. César avait décidé d’en fonder une à Rome, mais c’est Asinius Pollion qui réalise ce projet en 39 avant J-C. Auguste, Domitien, Trajan édifient aussi des bibliothèques municipales (Cumes, Pompéi, Tibur) et il y en avait dans les provinces, en Asie Mineure (Euphèse), en Afrique (Timgad), en Grèce où la bibliothèque fondée par Adrien à Athènes était célèbre.

L’importance de ces bibliothèques témoigne de la pauvreté de notre héritage classique et les textes que nous avons conservés rendent mal compte de l’activité littéraire dans l’Antiquité Gréco-romaine. Aucun manuscrit contemporain d’un auteur ancien ne nous est parvenu; des siècles, parfois plus d’un millénaire, séparent la plus vieille copie conservée de la date de composition du texte et c’est par des copies de copies que les auteurs anciens nous sont connus. Ce qui nous reste ne représente qu’une faible proportion de ce qui existait.


Cependant malgré cette engouement pour la conservation de documents racontant la vie et le savoir, les différents incendies nous ont volés de nombreux ouvrages du passé qui étaient archivés dans ces lieux nommés des bibliothèques.


2/ Archivage dans les monastères


De nombreux livres chrétiens furent détruits par ordre de Dioclétien en 304. Pendant les périodes agitées des invasions, ce sont les monastères qui vont conserver pour l’Occident les textes religieux et certaines œuvres de l’Antiquité. Mais il y aura aussi à Byzance d’importants centres de copie. Le rôle des monastères dans leur conservation des livres n’est pas sans ambiguïté: Il y avait ainsi des scriptoria (pluriel de scriptorium) dans beaucoup de monastères, où l’on copiait et décorait les manuscrits qui étaient conservés dans des armoires. Mais, contrairement à des idées reçues, la conservation des livres n’avait pas toujours pour finalité de conserver la culture ancienne: il s’agissait surtout de comprendre les textes religieux, avec l’aide du savoir antique. Malgré cette ambiguïté, il reste que les monastères en Occident et l’empire d’Orient ont permis la conservation d’un nombre d’œuvres profanes, puisque les bibliothèques furent créées: par Cassiodore (Vivarium en Calabre, vers 550); ou par l’empereur Constantin Ier à Constantinople. La chute de l’Empire romain pouvait entraîner la disparition de la culture antique, mais le développement du christianisme et la survie de l’Empire en Orient la sauvegardèrent en partie. Il existait des collections chrétiennes avant les invasions. On rassemblait aussi des livres dans les communautés monastiques qui s’étaient formées en Egypte; mais les bibliothèques chrétiennes furent décimées au moment de la persécution de Dioclétien (303-304). Le rôle des bibliothèques monastiques au temps des invasions est symbolisé par le Vivarium, fondé en Calabre, vers 540, par Cassiodore; ce couvent était une sorte d’académie chrétienne où les moines servaient Dieu par la lecture et les copies de textes d’où les auteurs profanes n’étaient pas exclus. Les bibliothèques se multipliaient aussi dans l’Empire d’Orient. En 330, Constantin transportait sa capitale à Constantinople; en y fondant l’Académie, il reconstituait un centre de dépôt et de diffusion de textes; analogue à ce qu’avaient été ceux d’Alexandrie et d’Athènes. Brûlée en 477, lors de la révolte de Basilicus, avec ses 120 000 volumes, cette bibliothèque fut rétablie par la suite et devait subsister partiellement en 1943. Riches en textes religieux, les bibliothèques monastiques jouèrent aussi à l’égard de la littérature grecque un rôle de conservation et de transmission comparable à celui des abbayes d’Occident pour la littérature latine. Les plus célèbres étaient celles du Stoudion à Byzance, de la vingtaine de couvents de la presqu’île du Mont Athos, du monastère Sainte-Catherine près de Sinaï. En voulant restituer l’Empire romain, Charlemagne provoqua le réveil des études et le rétablissement de la civilisation antique dans un esprit chrétien, c’est ce qu’on a appelé la Renaissance carolingienne. Le moine anglais, Alcuin, contribua à rassembler des manuscrits pour constituer la bibliothèque du palais, bibliothèque qui fut dispersée à la mort de l’empereur.


Les archives ne sont alors que monastique, puisque le livre est seulement à cette époque accessible pour une certaine partie de la population.


3/ Archives de presse: développement de l’édition


Certains font remonter à l'antiquité les origines de la presse. Cependant, une majorité d'auteurs s'accordent à définir celle-ci sur base de l'utilisation de l’imprimerie. Auparavant, celles-ci circulaient grâce à des manuscrits, ou à des feuilles imprimées occasionnelles. Les premières répondaient à un besoin croissant d'information, tandis que les secondes permettaient aux imprimeurs d'étendre leur marché au-delà de celui du livre, insuffisamment rentable, et de répondre à une attente grandissante des lecteurs. Ces feuilles volantes restaient occasionnelles, même si parfois elles formaient des séries numérotées. Au cours du XVI° siècle, des publications annuelles ou semestrielles de nouvelles commencèrent à voir le jour. Au siècle suivant, diverses tentatives de publications hebdomadaires ou bimensuelles apparurent, probablement dues au fait que les courriers postaux quittaient les grandes villes une fois par semaine. Par ailleurs, il faut noter que ces périodiques ne firent pas disparaître les écrits non-périodiques ou les manuscrits : ceux-ci se développèrent au contraire durant le XVII° siècle et le XVIII° siècle. Il faudra même attendre la fin du XIX° siècle avec la naissance de la presse à bon marché pour voir disparaître une littérature populaire de colportage bien vivante.

Au cours du XVII° siècle et du XVIII° siècle, la presse acquit droit de cité et suscita progressivement l'intérêt de public. Cependant, elle subit une très stricte censure et faisait dans chaque pays l'objet d'un monopole concédé par l'État, ce qui explique son impossibilité à être critique et la persistance de nouvelles manuscrites et de multiples publications sous le manteau. Cette lourde censure ne doit pourtant pas nous amener à surestimer le rôle de la presse à cette époque: elle était déconsidérée par les intellectuels qui utilisaient les livres, brochures ou pamphlets pour diffuser leurs idées. Le dispositif de contrôle mis en place sous l'Ancien Régime fut balayé à la veille de la Révolution Française alors que débutait la rédaction des cahiers des doléances. La Révolution Française permit une réelle avancée et une prise de conscience, mais la liberté de la presse n'était pas pour autant définitivement acquise. La presse périodique d'information générale et spécialisée se développa après la première guerre mondiale. Elle devint alors un concurrent direct de la presse quotidienne.


Dès lors, la presse étant une nouvelle forme de transmission de la vie au quotidien, chaque entreprise de presse développe leurs propres archives.




4/Archives audio, audiovisuelles : naissance de la radio, la télévision, internet…


La presse quotidienne et la presse périodique furent concurrencées par la radio à partir de 1930 et par la télévision après la Seconde Guerre mondiale. C'est ainsi que la presse écrite a perdu le monopole de l'information. De nouveaux supports font leur apparition.

La télévision française est réellement née juste après les progrès de l'électronique qui ont permis à la télévision de transmettre des images de qualité suffisante, vers 1930. C'est en 1964, en pleine guerre froide, que le Ministère de la Défense des Etats-Unis réalise la connexion de ses réseaux de communications avec d'autres réseaux radio et satellites ; le but de ce projet NET était de toujours être capable de communiquer même en cas de destruction d'un réseau important. ARPANET est repris en 1969 pour relier plusieurs universités américaines et en 1972 une quarantaine de serveurs (NASA, MIT, UCLA,...) sont reliés en différents points des Etats-Unis. En 1993, le C.E.R.N. (Centre Européen de Recherche Nucléaires) développe des applications multimédia sur des réseaux déjà connectés : C’est la naissance du Word Wide Web. Aujourd'hui, Internet c'est quelque 50 millions de machines connectées.

De nos jours, le grand nombre de supports documentaires s’est considérablement agrandi. Par conséquent, les lieux d’archivages se sont également multipliés


CONCLUSION


Les bibliothèques deviennent des médiathèques. L’Etat prend à sa charge ses propres archives et toutes les entreprises possèdent dorénavant leurs archives, telles les archives de presse, les archives médicales, les archives nationales à Paris, les archives communales…

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