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Fil RSS
Un article de DokuPedia.
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Les bases des fils RSS remontent à 1997 lorsque la société Userland Software a mis au point la première version de ces fichiers sous l’appellation « Scripting News » mais ce n’est qu’en 1999 qu’apparaît le terme RSS, utilisé par Netscape. Dès lors, les fils RSS connaîtront de nombreuses définitions et évolutions, de la version d’origine 0.91 à la version actuelle 2.0, ils seront également concurrencés par une nouvelle spécification de format, appelée Atom et soutenue par Google.
Après dix années d’existence et de développement, les études menées sur l’utilisation des fils RSS montrent toutes qu’ils restent un outil peu connu (et donc pas ou peu utilisé) du grand public comme des professionnels de l’information et de la documentation.
L’étude nord-américaine menée par l’agence Nielsen/NetRatings en 2005 révèle que seulement 11% des lecteurs de blogues utilisent les fils RSS pour lire leur contenu et que les 2/3 des lecteurs de blogues ne savent tout simplement pas ce qu'est le RSS.
L’étude française menée par l’institut Ipsos en février 2007 évalue quant à elle à 12 % le nombre d’internautes abonnés à des fils RSS.
Même parmi les professionnels, les RSS restent peu utilisés : selon cette même enquête Ipsos, seulement 21 % des professionnels de l’informatique utilisent les RSS, les autres catégories de professionnels étant loin derrière.
Néanmoins, avec le développement récent de ce qu’il est convenu d’appeler le "Web 2.0", il apparaît que les fils RSS investissent de plus en plus largement l’ensemble des sites Internet et sont appelés à une utilisation grandissante et de plus en plus performante.
Sommaire |
Définition
Aujourd’hui encore la controverse reste vive sur la signification précise de l’acronyme « RSS ». Trois propositions, qui ont fait leur apparition les unes après les autres, s’opposent : « Rich site summary », « RDF[1] site summary », « Really simple syndication ». Même si la dernière proposition est la plus couramment retenue, toutes ces formulations sont correctes et correspondent de fait à des approches différentes et concurrentes du format XML (eXtended markup language) qui constitue un fil RSS.
La « syndication vraiment simple », pour donner une traduction littérale du terme anglophone, permet d’indexer le contenu brut d’un site Internet et de faire en sorte que les nouveaux contenus publiés sur ce site soient rapatriés et exploités de manière dynamique sous la forme d’un fichier texte au format XML par les utilisateurs syndiqués (c’est-à-dire abonnés). Selon les supports utilisés et les réglages opérés par l’utilisateur, à chaque nouveau contenu correspond un nouveau fichier qui remplace ou s’ajoute au précédent lorsqu’il met à jour ses informations. On parle ainsi de fil RSS ou encore de flux RSS.
Un fil RSS est donc un support d’information qui permet à l’utilisateur d’être systématiquement averti, par abonnement ou syndication, des nouveaux contenus et des mises à jour effectuées sur un ensemble de sites Internet qu’il a lui-même sélectionnés.
Actuellement un fil RSS peut contenir de l’information sous forme de texte de son et/ou d’image, on parle alors dans ces deux derniers cas de « podcast » ou de « vidcast », en français de baladodiffusion.
Généralement, un fil RSS est un fichier contenant le titre de l'information, le nom de son auteur, la date, une description sommaire et un lien hypertexte vers la page contenant l'information. Ce contenu est généré automatiquement et accompagné de chacun des attributs (balise, métadonnée) propres au format XML : un article de l'encyclopédie en ligne Wikipedia détaille les caractéristiques techniques des fils RSS. A ce titre également, le fil RSS répond aux normes et aux standards du web sémantique.
Les fils RSS nécessitent, pour être traités, de disposer d’un ordinateur relié à l’Internet ; en revanche le traitement reste totalement indépendant du système d’exploitation et du navigateur de l’utilisateur.
Les formats de fichiers RSS
Un fil RSS est donc un fichier XML. A partir d’une adresse URL[2], le contenu du fichier XML - un simple script destiné à récupérer les informations qui constituent le fil - est édité par l’émetteur (l’éditeur du site producteur), circule via Internet jusqu’au récepteur, l’ordinateur de l’utilisateur abonné exécute le script et affiche les informations.
Il existe différents formats de fils RSS, les trois principaux correspondent aux trois définitions que nous donnons plus haut :
- RSS 0.91 ou Rich site summary
- RSS 0.9 et 1.0 ou RDF site summary
- RSS 2.0 ou Really simple syndication
A ces trois formats historiques est venu s’ajouter le format Atom détenu par Google. Si ces différents formats ne sont pas forcément compatibles entre eux, il reste que l’ensemble des outils de lecture de fils RSS disponibles sur le marché peuvent les traiter indifféremment.
Enfin, les fils RSS peuvent être regroupés dans un même fichier, également au format XML, appelé fichier OPML reconnu et utilisé par l'ensemble des agrégateurs, clients de messagerie, navigateurs et services en lignes.
Trouver un fil RSS et s’y abonner
Identifier un site diffusant un fil RSS
Les sites Internet qui utilisent les fils RSS présentent le plus souvent des icônes, généralement de couleur orange, parfois marqués d’un sigle : XML, RSS ou ATOM.
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Ces icônes pointent, sous forme de lien hypertexte, soit directement vers l’adresse URL du fichier contenant le fil RSS soit vers une page détaillant les modalités d’abonnement au fil RSS.
Quand l’utilisateur dispose d’un agrégateur installé sur son ordinateur, soit celui-ci identifie automatiquement le flux RSS et propose de s’y abonner soit un simple « copier coller » de l’adresse du lien dans l’agrégateur permet de valider l’abonnement. De la même manière, les dernières versions des navigateurs Internet identifient automatiquement les sites utilisant les fils RSS par une icône dans la barre d’adresses ou dans la barre d’état et permettent, d’un simple clic, l’abonnement au flux en question. Ainsi, dans Internet Explorer, l’icône représentant les fils RSS est présente dans la barre d’état (ci-dessous, en bas à droite) ; elle reste grise lorsque la page affichée ne propose pas de fils RSS.
Aussitôt que la page affichée propose un ou plusieurs fils RSS, l’icône est activée et devient orange (ci-dessous, en bas à droite) ; l’utilisateur peut dès lors s’abonner en ouvrant le menu contextuel.
Les annuaires
Il existe également de nombreux annuaires qui regroupent, généralement par thèmes, un ensemble de flux RSS. Ces annuaires peuvent être généralistes et proposer une grande diversité de fils dans tous les domaines.
| Annuaires anglophones | Annuaires francophones |
|---|---|
| Syndic8 | Lamooche |
| Bloglines | Retronimo |
| Dmoz (Open directory project) | Snyke |
| All RSS | Meta RSS |
De plus en plus, compte tenu de la multiplication des fils RSS, des annuaires spécialisés voient également le jour et sont des sources de référence pour les professionnels d’un domaine donné. Toutefois, la grande majorité de ces annuaires spécialisés sont de langue anglaise et référencent, pour l'essentiel, des fils de sources anglophones.
A titre d’illustration, on peut ainsi recenser un ensemble d’annuaires spécialisés dans la médecine et la recherche médicale :
- Medical feeds
- Fils RSS de l'Université du Saskatchewan
- Fils RSS du British medical journal
- Fils RSS de l'Université du Wisconsin
- Medworm
- CISMEF (Catalogue et index des sites médicaux francophones)
Mais il existe également des annuaires spécialisés dans des domaines que l’on attend moins comme, par exemple, l'action humanitaire avec Irinnews.
Les moteurs de recherche
Des moteurs de recherche spécialisée existent également qui offrent, en plus du recensement thématique de type annuaire, la possibilité de rechercher par mots clés.
Le premier d'entre eux, Feedster créé en 2003, indexe environ 30 millions de fils mais la nouvelle version actuellement en cours d'élaboration rend le moteur temporairement muet.
On peut citer également :
- RSS Micro
- Flooby
- Syndic8, déjà cité comme annuaire, est également un moteur de recherche
- Bloglines
- Blogdigger
Les moteurs de recherche généraliste tels Yahoo !, Google ou Exalead proposent également la recherche et/ou l’abonnement à des fils RSS.
A titre d’exemple, Yahoo ! propose, dans la recherche avancée, une option de recherche par format de fichier qui autorise de mener une recherche exclusivement parmi les fichiers au format RSS et/ou XML.
La gestion des fils RSS : recevoir, consulter, stocker
Il existe un vaste choix de modes de gestion des fils RSS ; des formules différentes sont en effet apparues avec le développement de l'outil et ne cessent de se diversifier, de s'enrichir au point qu'il serait vain de prétendre en dresser un inventaire exhaustif[3]. Le panorama proposé entend surtout présenter les caractéristiques respectives des formules disponibles.
Elles se répartissent en trois grandes catégories.
- 1. L’installation sur l’ordinateur de l’utilisateur d’un logiciel spécifique
- 2. L’utilisation d’un logiciel ou d’un serveur de messagerie
- 3. L’utilisation d’un logiciel de navigation sur Internet ou de services en ligne
La très grande majorité des solutions, dans toutes les catégories, sont gratuites.
Elles offrent des fonctionnalités globalement comparables et, parfois, complémentaires qui peuvent amener l’utilisateur à faire son choix en fonction de ses besoins particuliers voire le conduire à combiner les options entre elles.
L’installation d’un logiciel : les agrégateurs
Les logiciels de lecture et de stockage de fils RSS sont appelés des agrégateurs. Ils ont tous en commun un ensemble de fonctions de base qui, outre bien sûr l’abonnement aux fils, permettent des mises à jour paramétrables, le classement et l’archivage des fils, la recherche plein texte.
Au chapitre des avantages de ce type de solution figurent le stockage de l’information en local et, donc, la facilité de son retraitement ainsi que des options et des garanties de sauvegarde des données. Il faut y ajouter le traitement d’un nombre pratiquement illimité de fils (une récente enquête sur l’utilisation des fils RSS montre que près de la moitié des utilisateurs (49%) sont abonnés à au moins 100 fils).
A l’inverse, cette solution présente quelques désavantages comme la nécessité d’utiliser (consulter les fils) régulièrement le logiciel pour éviter de perdre des informations : en effet, à une fréquence variable selon les logiciels, les nouveaux fils écrasent les précédents et en l’absence de consultation l’information est définitivement perdue. De la même manière, l’installation en local limite la consultation du logiciel au seul ordinateur de l’utilisateur. Certains logiciels offrent toutefois la possibilité d’une installation complète sur support amovible (clé USB) et permettent donc l’utilisation sur tout poste informatique adapté.
Quelques exemples :
- Akregator (bureaux KDE Linux)
- Amphetadesk (Linux/Mac/Windows)
- FeedReader (Windows)
- NewsMonster (Linux/Mac/Windows)
- NetNewsWire (Mac)
- NewsFire (Mac)
- Rss Reader (Windows)
- TekiNews (Windows)
On peut ajouter à cette liste indicative le logiciel AlertInfo, créé par le GESTE (Groupement des éditeurs de services en ligne) sur la base du logiciel FeedReader, qui propose une sélection très complète des fils RSS provenant de médias francophones.
L’utilisation d’un logiciel ou d’un serveur de messagerie
L’utilisateur qui le souhaite peut également consulter ses fils RSS dans son logiciel de messagerie, soit qu’il offre d’emblée cette possibilité soit en installant une application complémentaire dans le logiciel.
L'intérêt pour l’utilisateur de cette solution intégrée est clair : pouvoir consulter ses e-mails tout en effectuant sa veille sur un sujet donné. Par ailleurs, comme pour les agrégateurs, les fils d'information sont stockés sur le poste de travail, ce qui facilite à nouveau un meilleur retraitement des données. De plus, chaque fil est traité comme n'importe quel autre message : le titre du fil est listé et présenté comme les sujets de messages, un simple clic sur ce titre affiche le contenu du fil comme pour tout autre message et, enfin, chacun des fils auxquels l'utilisateur est abonné est classé dans les mêmes dossiers d'archivages que les messages.
En revanche, à nouveau comme pour les agrégateurs, l’utilisation reste limitée à un poste donné. L'utilisation d'un logiciel de messagerie expose d'autant plus l'utilisateur aux désagréments des spams.
Quelques exemples :
- Thunderbird, logiciel libre de la fondation Mozilla, permet la création d'un compte spécifique pour les fils RSS et l'archivage des fils d'information.
- Outlook 2007, la dernière version du logiciel de Microsoft® Office, qui intègre pour la première fois la gestion des fils RSS.
- NewsGator qui s'intègre à Outlook® le logiciel courrier de Microsoft®.
- Intra Vnews qui s’intègre également à Outlook®.
- Attensa qui s'intègre, lui encore, à Outlook®.
- RSS Popper encore et toujours pour Outlook®.
L'utilisateur peut souhaiter recevoir les fils RSS dans son client de messagerie sans pour autant installer une application ou un module supplémentaire dans celui-ci et disposer, en outre, de la possibilité de consulter ses fils depuis n’importe quel ordinateur.
Il faut pour cela utiliser un serveur de messagerie, ou « webmail », tel Gmail développé par Google® ou encore Yahoo mail.
D'autres services semblables existent, parmi lesquels :
- ActuMail
- Send me RSS (anciennement Rmail)
- RSSfwd
Dans le cas de Send me RSS par exemple, l'utilisateur doit simplement indiquer l'adresse du fil qu'il souhaite suivre dans le champ de saisie prévu à cet effet et donner ensuite une adresse de courrier électronique pour recevoir dans sa boite de réception le fil en question.
L’utilisation d’un logiciel de navigation sur Internet ou de services en ligne
Les navigateurs
Désormais, tous les navigateurs intègrent la gestion des fils RSS.
Ainsi, Internet Explorer®, édité par Microsoft®, et son principal concurrent libre, Firefox® édité par la fondation Mozilla, disposent de modules de gestion spécifiques. Il en va de même pour le navigateur Opéra.
L'intérêt majeur de ce type de solution réside dans la gestion des fils RSS similaire à celles des marque page dynamiques.
La cellule TICE de l’université René Descartes a réalisé et mis en ligne d’excellents tutoriels concernant l’utilisation des navigateurs pour traiter les fils RSS :
- L’agrégation des fils RSS dans Firefox
- L’agrégation des fils RSS dans Internet Explorer
- L’agrégation des fils RSS dans Firefox
Les services en ligne
Parmi les services en ligne, il faut distinguer les agrégateurs des interfaces ou portails fondés sur les technologies AJAX.
Il existe des agrégateurs qui ne supposent aucune installation sur le poste informatique de l’utilisateur mais simplement un navigateur Internet. Ils offrent des fonctionnalités proches des agrégateurs classiques mais permettent également de rassembler plusieurs outils complémentaires. Pour exemple, on peut citer Google Reader qui est une application web offrant à l’utilisateur de s'abonner à ses fils RSS favoris, d'y ajouter des commentaires, d'effectuer des recherches, d'envoyer des courriels, etc. Il suffit à l’utilisateur d'ouvrir un compte pour bénéficier de ces services gratuits.
D’autres exemples :
Enfin, des interfaces, sortes de bureaux en ligne, proposent un ensemble d’outils parmi lesquels figurent les fils RSS et permettent de regrouper en un seul espace tout un ensemble de services. Ces interfaces fonctionnent sur inscription (une simple adresse électronique suffit généralement).
La simplicité et l’adaptabilité de ces interfaces en font des outils précieux et simples d’utilisation.
Ainsi, sur Netvibes, il suffit à l’utilisateur de cliquer sur le lien « Ajouter du contenu » en haut à gauche de la page pour accéder à un menu contextuel et de choisir soit parmi une sélection soit dans un annuaire les fils qu’il souhaite ajouter à sa page. Il peut également, dans ce même menu, inscrire lui-même l’URL du fil qu’il souhaite ajouter dans sa page. Au fur et à mesure des fils enregistrés, l'utilisateur crée ainsi un "univers" qu'il peut utiliser comme page d'accueil depuis n'importe quel ordinateur.
Une illustration parlante de l'utilité de ce type d'interface est apportée par l'univers créé par deux anciens étudiants de l'Ecole de bibliothécaires documentalistes (EBD) et qu'ils destinent aux professionnels de l'information documentation et de la veille : Docvibes.
D'autres services encore se développent sur ces mêmes principes mais avec des fonctionnalités particulièrement originales tel XFruits qui, outre un agrégateur en ligne, offre, sous forme de briques, de multiples possibilités de traitement des fils RSS parmi lesquelles la création d'une alerte par courriel à partir d'un fil ou l'envoi et la lecture de fils sur un téléphone mobile.
Editer un fil RSS
L'utilisateur qui dispose d'un site internet ou d'un blogue et qui souhaite éditer un ou des fils dispose de plusieurs solutions selon les moyens techniques et les connaissances dont il dispose.
Blogue et RSS
Toutes les plateformes de création de blogues, gratuites ou payantes, disposent de la technologie RSS et, aussitôt qu'un nouveau billet ou article est publié un fil RSS est généré automatiquement.
Cette propriété a fortement contribué au développement des fils RSS et a souvent conduit à assimiler fil RSS et blogue et à réduire, à tort, l'utilité et la portée des fils RSS au domaine de ce qu'on a pris l'habitude d'appeler la "blogosphère".
Editer un fil RSS manuellement
Un simple éditeur de texte suffit à l'utilisateur averti pour créer un fil RSS du moment qu'il connaît et maîtrise le code XML.
Néanmoins, même l'utilisateur néophyte peut rapidement acquérir les compétences nécessaires, par exemple en consultant les guides d'édition disponibles parmi lesquels le guide édité par Denis G. Sureau, très détaillé et regulièrement mis à jour : construire et utiliser un fil RSS.
Editer un fil RSS automatiquement
Les conditions d'édition automatique d'un fil RSS dépendent du type de site Internet dont l'utilisateur dispose et des outils d'édition qu'il utilise.
Ainsi, l'utilisation d'outils de gestion de contenu de type CMS tels Spip ou Joomla! par exemple permettent par un simple paramétrage de proposer un fil RSS.
En l'absence de tels outils, l'utilisateur doit alors se tourner vers des logiciels spécialisés.
Quel que soit le choix opéré, il est indispensable de vérifier le fil ainsi produit afin de s'assurer qu'il est correctement édité et qu'il sera convenablement diffusé : la référence en la matière est l'outil en ligne Feed Validator.
De la même manière, l'utilisateur devra, en particulier quand il édite manuellement le fil, à placer un lien vers le fichier XML sur la page d'accueil grâce à l'une des icônes décrites plus haut et, enfin, à référencer son fil auprès des annuaires également cités plus haut.
Intérêts et limites des fils RSS
Le nombre de sites Internet qui proposent un ou des fils RSS – du site personnel de type blogue au site institutionnel – est en croissance constante[4], la souscription à des fils RSS est devenue simple, rapide ; les outils de traitement se sont multipliés et désormais chaque utilisateur dispose d’un large choix qu’il peut adapter à ses besoins et à ses méthodes de travail.
Pour toutes ces raisons, et alors même qu'ils restent nous l'avons vu méconnus et sous utilisés, les fils RSS sont aujourd’hui un outil d’information qui s’impose dans la trousse à outil de tout professionnel de l’information et de la documentation et pas du seul veilleur ou cyberdocumentaliste.
Cependant, comme tout outil, les fils RSS comportent les limites qui doivent être clairement objectivées et, de la même manière qu’il faut tordre le cou à l’assimilation fréquente entre RSS et blogues, il convient de ramener à sa juste place la portée de cet outil.
Malgré leur développement continuel, les fils RSS ne sont pas présents sur tous les sites Internet, ils ne peuvent donc représenter une solution unique, pure et parfaite, de veille ; ils doivent être associés aux outils plus classiques.
Un véritable outil de veille informationnelle
Parmi les outils d’information et de veille disponibles, les flux RSS représentent un support aisément accessible et archivable de manière automatique. Ainsi, à l’inverse de nombre d’autres outils (newsletter, liste de diffusion, etc.) ils n’exigent plus de démarche volontaire et systématique une fois qu’on y a souscrit.
Qu'il s'agisse de suivre l'activité d'un, ou a fortiori, de plusieurs sites Internet, de surveiller une actualité ou de mener une veille thématique, les fils RSS apparaissent aujourd'hui comme le meilleur outil d'initialisation d'une veille informationnelle.
L'utilisateur des fils RSS qui, comme tout autre professionnel soucieux de mener une veille informationnelle (qu'il soit documentaliste, veilleur ou cherchiste), recherche puis sélectionne un ensemble de sources pertinentes et de sites de référence, dispose dès lors d'un flux régulier et continu d'informations qu'il peut ensuite stocker sur son poste de travail pour enfin les traiter, les organiser et, in fine, améliorer encore sa sélection de sources et la pertinence de sa veille.
Une information synthétique, précise, rapide qui implique une vigilance grandissante
L’organisation même d’un fil RSS permet une visualisation et une appréciation rapide de l’information diffusée. Un titre explicite et quelques lignes de texte synthétiques et descriptives permettent à l’utilisateur de traiter un grand nombre d’informations avec une sécurité très supérieure à la plupart des autres outils disponibles : les informations sans intérêt peuvent être vite écartées, sans risque d’erreur, les informations dignes d’être approfondies peuvent être facilement consultées et/ou conservées pour une investigation différée.
L’automatisation et la facilitation grandissante des démarches de veille dont les fils RSS sont une illustration parfaite ne doivent en aucun cas faire oublier la nécessité de vérifier et de valider les sources d’information. En effet, une limite importante réside dans la démultiplication des mêmes informations dans des fils différents qui complique l’identification précise des sources et provoque une forte redondance. En outre, tout fil RSS dépend totalement de son éditeur et son contenu reflète obligatoirement un point de vue, une opinion, une façon d'aborder une problématique. L’affiliation à un fil RSS impose donc à la fois une correcte identification du site émetteur et le croisement des informations.
Un avenir collaboratif : partager ses fils
Google Reader, que nous avons déjà évoqué, vient de mettre en place - pour ses utilisateurs anglophones uniquement pour l'instant - la possibilité de partager ses fils RSS avec les autres utilsateurs par l'intermédiaire de son service Google Talk. Nous avons également vu les possibilités de partage offertes par un service comme Netvibes.
Ces exemples se multiplient et sortent de la simple anecdote ; plus que des gadgets, de tels services sont ou deviennent de véritables auxiliaires de toute démarche de veille et de recherche d'information spécialisée.
Ainsi, désormais, la plupart des outils présentés ici (agrégateurs, serveurs de messagerie, navigateurs) complètent leurs fonctionnalités avec la possibilité pour l'utilisateur de regrouper et d'exporter tout ou partie de ses fils RSS dans un fichier OPML afin de les réutiliser dans une autre application, sur un autre ordinateur ou de les mettre en ligne sur son blogue ou encore de le partager avec un ensemble d'utilisateurs qu'il choisit.
Notes
- ↑ Resource description framework
- ↑ Uniform resource locator : adresse exploitée par les navigateurs Internet
- ↑ A titre d'exemple, le lecteur curieux pourra consulter la tentative de recensement des services RSS anglophones menée par le blogue Web 2.0 Directory
- ↑ Le site Syndic8, annuaire et moteur de recherche de fils RSS, indique par exemple dans ses pages statistiques le nombre de flux indexés qui est passé de 129000 en juillet 2004 à 417000 en juillet 2005 et atteint aujourd'hui 527000.
Voir aussi
- Trouver la notion "fil rss" sur l'internet des sciences de l'information et de la communication

