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Web 2.0

Un article de DokuPedia.

Le terme Web 2.0 est à la mode mais que se cache-t-il derrière ce terme? La réponse n'est pas simple, tant sa définition est floue et ses contours peu précis. Wikipédia présente le Web 2.0 comme « un terme souvent utilisé pour désigner ce qui est perçu comme une transition importante du World Wide Web, passant d'une collection de sites web à une plate-forme informatique à part entière, fournissant des applications web aux utilisateurs. Les défenseurs de ce point de vue soutiennent que les services du Web 2.0 remplaceront progressivement les applications de bureaux traditionnelles ». D’autres n’y voient qu’un simple concept marketing, un « buzz », certains qualifiant même le Web 2.0 de « délire technoïde pour geeks »[1].

Sommaire

Le point sur le Web 2.0

Origine du terme

L'expression « Web 2.0 » est née aux États-Unis en 2004. Elle a été évoquée pour la première fois par Dale Dougherty de la société O'Reilly, lors d'un brainstorming avec Craig Cline de la société Medialive International, sur l'organisation d'une conférence commune sur les technologies et services émergents du web. Selon Dale Dougherty, le web connaissait une dynamique sans précédent avec l'apparition de sites et applications innovants. Une nouvelle ère aurait commencé, donnant un sens à l'expression « Web 2.0 ». Il a été alors décidé d'organiser la première « Conférence Web 2.0 ». Pourtant l'expression n'a pas connu tout de suite le succès, et ce n'est que pour la deuxième édition de la Conférence en 2005 que le terme « Web 2.0 » a pris toute son ampleur. En quelques mois, il est relayé par toute la planète internet, et l'expression compte aujourd'hui plus de 73 millions de résultats dans Google.

Conjointement à l’emploi de l’expression « Web 2.0 » est apparue l’expression « Internet 2.0 ». L’usage de cette dernière est bien moins fréquent. Toutes deux désignent le même concept et seule la nomenclature les différencie.


Les technologies utilisées

Un critère permettant de définir si un site est « Web 2.0 » est l’éventail des technologies utilisées. Le « Web 2.0 » représenterait une "(r)évolution" dans la conception du site Web, et dans l’utilisation de certaines technologies. La "nouvelle version" du Web a donc pour mission de rendre les sites plus ergonomiques, en limitant, par exemple, le nombre de clics sur une page, de partager le contenu, grâce à des bases de données ouvertes et communes, ou encore de personnaliser les interfaces par de simples glisser-déposer.

Pour ce faire, certaines technologies sont utilisées, parmi lesquelles:

Mais la technologie n’est pas la pierre angulaire du « Web 2.0 ». Ce dernier désigne avant tout des usages innovants, donc finalement peu importe la technologie qu’il y a derrière. Pour exemple, JotSpot (service en ligne) n’utilise que du HTML.

Les points forts

  • D’un point de vue "machine": l’utilisation de Ajax, au dépend de Flash, ne nécessite aucune installation logicielle et évite un maximum de requêtes de l’ordinateur local vers le serveur. Les applications Web 2.0 offrent la possibilité d’utiliser des applications hébergées sur des serveurs distants, sans les installer en local sur son poste. Writely est un traitement de texte en ligne fonctionnant selon ce principe.
  • D’un point de vue humain: les interfaces modulables (à l'image d'Exalead) permettent de personnaliser entièrement les sites web ; la syndication, ou le partage de bases de données, permet de faire appel sur son site web à du contenu provenant d’autres sites ; l’internaute gagne du temps lors de la navigation, du fait que l’interface ne sera pas rechargée, seules les données seront manipulées.

Mais le véritable point fort du « Web 2.0 » réside dans sa double mutation : technique et sociale (d’usage). Alors que l’Internet 1.0 était orienté contenu, l’Internet 2.0 est orienté internaute et serait, via une maturité des technologies web la manifestation de l’acceptation sociale de l’innovation Internet.

Dès lors, il est envisageable de considérer que le « Web 2.0 » est l’amalgame d’une double évolution:

  • Des mentalités.
  • Des technologies.

D’un côté, les internautes sont de plus en plus nombreux à être à l’aise avec Internet et ils en demandent toujours plus ; de l’autre, une méthode de programmation permettant de communiquer plus rapidement et plus indépendamment (AJAX and Co : requêtes asynchrones + utilisation du XML avec notamment RSS[2]) se propage. Il en résulte de nouveaux services facilitant l’interaction, la communication et l’échange de données et donc une nouvelle façon d’utiliser le web.

Ainsi les concepts de communauté, d’échange et de personnalisation n’ont jamais été aussi représentés sur Internet.

Il faut s’intéresser au travail de Dannah Boyd, sociologue travaillant pour la société Yahoo!, pour comprendre comment le « Web 2.0 » permet à la fois de partager des connaissances d’une manière personnelle et universelle. Elle met ainsi en avant le terme de « glocalisation », c’est-à-dire lorsqu’un produit global est adapté aux particularités locales. Grâce notamment aux folksonomies, qui permettent à l’internaute d’associer des mots-clés à du contenu, les « nouvelles structures de réseau émergent des structures globales et locales ». Le web 2.0 permet donc à la fois de créer et partager des connaissances très personnelles, tout en les rendant globalement accessibles. Le Web 2.0 rend cela possible grâce à une richesse d’interface plus importante, à un web qui donne du sens au contenu, et à un utilisateur placé au centre des préoccupations.

Issu de: Les petits dèj' de la communication, compte rendu pratique

Les limites

Les arguments des défenseurs de la théorie du buzz ne seront pas pris en compte ici, le but étant de souligner les réelles limites techniques et d’usage. Bien entendu le Web 2.0 est ouvert aux critiques, et elles sont nombreuses:

  • Le Web 2.0 emploie des technologies vielles de cinq à dix ans, comme le JavaScript, le XML, les bases de données.
  • Les wikis ou encore les blogs, présentées comme applications web 2.0, n’utilisent que très peu ces technologies, voire jamais.
  • Aucune définition officielle n’a abouti à ce jour. Cependant, le terme englobe tant de nouveautés et d’évolutions qu’une définition ne peut pas se construire aussi rapidement. Mais il ressemble, pour l’heure, à un simple fourre-tout dans lequel chacun y ajoute un aspect technologique, social ou éditorial.
  • Pourquoi parler de Web 2.0 alors qu’il n’existait pas de Web 1.0.
  • Le Web 2.0 est reconnu uniquement par les personnes qui croient en cette avancée.
  • L’importance aux yeux du client aujourd’hui est d’avoir un site fonctionnel, ergonomique. Que la technologie Ajax (elle-même discutable) soit utilisée ou non, peut importe.


Prenons par exemple le cas d’un moteur de recherche qui serait 100% Web 2.0. Cela signifierait donc que lors d’une recherche, la page ne se rechargerait pas et proposerait instantanément les résultats, comme le fait déjà Google Suggest, en suggérant des recherches. Cela représenterait plusieurs inconvénients parmi lesquels:

  • L’URL, ou adresse de la page, resterait la même puisqu’il n’y aurait pas de rechargement. Il serait donc impossible de la copier pour la partager.
  • Les boutons Précédent et Suivant du navigateur ne fonctionneraient pas non plus. Le développeur devra donc prévoir d’intégrer ses propres boutons de navigation, à l’intérieur de l’interface du moteur de recherche. Cela représenterait, admettons-le un changement radical et peut-être trop brusque dans l’utilisation de ces logiciels.

Alors que le Web 2.0 se veut une réelle avancée dans l’ergonomie des sites web, il est évident qu’il pose d’ores et déjà quelques problèmes. Il semble donc préférable de ne pas en abuser, et de toujours réfléchir aux problèmes que son utilisation peut engendrer, et bien entendu, de les résoudre.


"évolution" ou "Révolution"

Le Web 2.0 se caractérise par une implication bien plus forte des utilisateurs qui vont participer à la valeur d’un site. Plus il y a d’utilisateurs et plus un site ou service en ligne est (considéré comme) intéressant. Par définition les utilisateurs d’un site ou service en ligne n’ont qu’une fonction: utiliser ce site ou pas. La possibilité offerte par le Web 2.0 aux utilisateurs de passer du statut de spectateur à celui d’acteur est considérée par certains comme une révolution.

Mais le Web 2.0 n’est-ce pas simplement le Web qui se développe et gagne en maturité au profit des utilisateurs?

Ajax c’est du DHTML ; les blogs, les tags, les wikis ou les langages émergeants ne sont que des évolutions naturelles qui naissent du fait des besoins de partage de plus en plus grand, ainsi que de la prise de conscience des possibilités qu’Internet nous offre. L’auteur du blog webdeux pense « qu’au niveau des technologies nous avons à faire à une évolution. Cependant du point de vue social, l’évolution technologique « Web 2.0 » entraine une révolution sociale Web 2.0 […] ». Mais toute amélioration, restructuration, refonte d’un projet, d’un concept n’est pas automatiquement une révolution. Les habitudes ne sont pas bouleversées, un modèle n’est pas abandonné pour l’adoption systématique et unilatérale d’un autre. Force est de constater que d’un point de vue technologique, le « Web 2.0 » est tout sauf une Révolution. En effet, comme énoncé plus haut, il repose sur l’utilisation de technologies vieilles de plus de cinq, il s’agit donc bien évidemment d’une évolution dans leur utilisation, permettant d’apporter des améliorations ergonomiques aux sites développées.

Comme l’a si bien dit Tristan Nitot[3] à propos du « Web 2.0 »: « Le nom est pourri, mais la perspective est belle. N’oublions pas que c’est elle qui compte, bien plus que le nom […] et qu’il n’y a pas de révolution mais une simple évolution […] »

Quand l'utilisateur-spectateur devient acteur

Créer du contenu grâce aux blogs

  • Origines:
    • Le mot blog vient de "weblog. En français, il se nomme "blogue", "canet web" ou "cybercarnet". Il s'agit d'un site web sur lequel plusieurs personnes (souvent une seule dans les faits) peuvent s'exprimer régulièrement sur divers sujets. Chaque article peut être commenté par des visiteurs.
    • Les blogs ont fait leur apparition courant 2004 et ont apporté une toute nouvelle dimension au Web : celle de « monologue commenté ». La base du blog est le principe du journal intime avec la rédaction de plusieurs billets d'humeur, classés chronologiquement et par thème.
    • La nouveauté introduite est le concept de la participation. Un blog est participatif dans la mesure où n'importe quel visiteur peut déposer un commentaire. La facilité d'interaction est décuplée par cette interaction qui n'existait pas sur les sites classiques. Autre aspect participatif : les multiples liens entre blogs et sites web existants. L'aspect communautaire apporte aussi un atout majeur pour le blogueur puisque son site gagne en visibilité mais également pour le visiteur puisque les différents liens lui permettront de trouver des informations complémentaires et utiles.

Pourquoi parle t-on des blogs comme des précurseurs du Web 2.0? Justement à cause de leur interactivité. Les blogs sont construits autour de la technologie RSS qui permet un suivi des mises à jour, des contacts et échanges entre "communautés" de blogueurs.

Aujourd'hui, de nombreux outils et services sont mis à disposition des internautes pour créer leur blogs en ligne. Deux possibilités s'offrent à l'internaute:

  • les espaces dédiés – comme Blogger, plate-forme plus orienté web avancé appartenant à Google, qui compte plus de 8 millions de blogs
  • les logiciels à installer, dont Dotclear est un excellent exemple. Les premiers font fureur chez les adolescents, les seconds étant plus prisés des développeurs et professionnels du Web, car plus paramétrables.
  • Qui blogue:
    • Selon les statistiques, les hommes sont plus utilisateurs d'Internet que les femme. Le blog renverse cette tendance. En effet, le blog fonctionne souvent comme un journal intime, ce qui peut expliquer l'engouement des femmes pour ce support d'expression, elles représenteraient 68,1% des blogueurs.
    • Il est également intéressant de constater que les blogueurs sont jeunes:
      • 58,3 % ont entre 13 et 19 ans
      • 36 % entre 20 et 29 ans.
    • Les pourcentages des autres classes d'âge sont anecdotiques. Ce support moderne et dynamique attire donc les adolescents en priorité. Cumulé aux nombreux autres outils gratuits (en ajoutant un module Flickr pour les images ou un podcast, l'interactivité ne fait que s'améliorer), cet outil d'expression est rendu accessible au plus grand nombre et particulièrement aux jeunes.

Mais si cette classe d'âge apparaît comme la cible principale des blogs, il ne faut pas négliger une nouvelle vague de blogs : les blogs politiques et d'entreprise. Le blog aussi pouvait donc prétendre à de plus nobles aspirations, à une utilité collective (par opposition au journal intime). Le contexte politique actuel illustre bien cette tendance. Ce moyen d'expression « proche du peuple » est à la mode et tous les candidats à des élections prochaines n'hésitent pas à ouvrir leur blog pour partager leurs idées.

Mais le blog qui va le plus nous intéresser ici est le blog d'entreprise. Il ouvre une nouvelle porte, celle des blogs professionnels, avec une ouverture pour le grand public dans la plupart des cas. Il permet de suivre le développement d'un projet ou la vie de l'entreprise. Les blogs d'entreprise donnent une approche nouvelle d'une société en lui donnant un aspect plus vivant (par opposition aux sites de présentation classiques, non participatifs).

  • Voici quelques exemples de blogs d'entreprise :
    • lafraise: un site de vente de tee-shirts personnalisé et dont le blog permet de rendre compte de la vie de l'entreprise.
    • share.skype: Skype, qui propose un logiciel de conversation en ligne par la voix, propose plusieurs blogs sur le même thème : le logiciel Skype, dans plusieurs langues (un blog par langue donc).
    • googleblog.blogspot: l'équipe de Google possède de nombreux blogs, à peu près un par projet, ce qui, permet de suivre l'évolution des différents travaux. Ici, il s'agit du blog de Google mais vous trouverez sur ce dernier les liens vers les autres blogs du groupe.
    • blogs.microsoft : le blog de Microsoft présente les différentes évolutions des logiciels au jour le jour.
    • correcteurs.blog.lemonde : Ce blog est différent de ses confrères. Au lieu de proposer un blog promotionnel pour le journal Le Monde, ce blog est en fait celui des correcteurs du journal qui donnent chaque jour des petites leçons de langue très sympathiques et instructives.


Modifier du contenu grâce aux wikis

Le wiki a été inventé en 1995 par Ward Cunningham. Ce mot d'origine hawaiienne signifie « rapide » ou « informel », et c'est là toute la philosophie du wiki:

Un wiki est un site dynamique, comme peut l'être un blog, qui permet à quiconque de modifier ses diverses pages. Le wiki permet de communiquer des informations très rapidement, d'où son nom.

Cependant, la transmission d'informations existait déjà, la révolution se situe plus au niveau de la structuration de cette diffusion. En effet, les informations sont ordonnées, classées, ce qui rend la navigation très simple et agréable pour retrouver l'information de votre choix le plus rapidement possible. On pourrait comparer le wiki à un condensé des FAQ (Foires Aux Questions) et des forums Usenet (des newsgroups), le tout dans une application consultable en ligne avec un navigateur Internet.


  • Fonctionnement:

Un tel système laisse l'accès libre à des personnes malveillantes qui pourraient détruire tout le travail effectué en introduisant sciemment des erreurs dans les textes, en supprimant les articles. Dans la réalité, cela n'arrive que très rarement car, plus la communauté est importante, plus les articles vandalisés sont repérés rapidement et corrigés. De plus, une personne répétant ce type d'acte peut se voir interdire l'accès au wiki, et ce de plusieurs façons (notamment en bloquant une adresse IP si celle-ci est statique).
Outre ce type d'attaque, le wiki propose, contrairement au blog, un principe d'archivage des données chaque modification fait l'objet d'une copie de sauvegarde afin de pouvoir revenir à la version précédente en cas de problème. De mauvaises manipulations peuvent avoir lieu, ce qui ruinerait le travail de dizaines de personnes sur un article par exemple.
Le wiki est donc autorégulé par sa propre communauté qui va se charger de vérifier les nouveaux articles qui peuvent être publiés ou les articles modifiés. Bien entendu, plus la communauté est grande, plus les informations deviennent pertinentes et sont mises à jour rapidement. C'est notamment le cas de la référence en la matière : Wikipedia.
Un wiki va développer un aspect communautaire très fort, avec la possibilité pour tous d'ajouter des informations. Chaque article est amené à évoluer, à être amélioré, corrigé, pour atteindre le meilleur niveau informatif possible.
Les wikis proposent un classement qui peut être alphabétique, thématique, mais toujours très axé sur le moteur de recherche qui devient presque le menu du site. En effet, lorsque vous arrivez sur un site traditionnel, vous avez l'habitude de rechercher les informations par rubrique jusqu'à parvenir à la rubrique de votre choix. Avec les wikis, la recherche se passe généralement comme avec un moteur de recherche : vous cherchez une information sur un sujet ou la signification d'un mot, et vous le saisissez directement dans le moteur de recherche : l'article correspondant apparaîtra, s'il existe.


  • Evolutions à venir:

L'évolution des wikis s'annonce complexe. En effet, pour qu'un wiki soit un succès, il doit comporter un grand nombre de participants. Pour cela, le site doit rester accessible au plus grand nombre et doit donc comporter un minimum de fonctions trop avancées comme le sont le JavaScript et les applications Flash. Si un blog peut se permettre d'incorporer un éditeur de texte évolué, un wiki doit se contenter de l'éditeur le plus compatible qui soit avec les différents navigateurs, même les plus dépouillés. Un site comme Wikipedia propose des versions de son site dans toutes les langues existantes, ce qui signifie que cette version doit être accessible dans chaque pays, chez chaque habitant de la planète.


  • La communauté wiki:
    Il existe des milliers de wikis sur le web. En voici trois qui proposent eux-mêmes des listes de wiki :


  • Voici une liste de wikis qui ne demandent qu'à être connus pour devenir encore plus pertinents:
    • http://www.cours.com/kestudy.com: ce site propose une multitude de cours dans toutes les matières possibles. Le format wiki permet donc d'en accroître la base de données plus rapidement qu'un site de ce type au format traditionnel.
    • http://fr.jurispedia.org : ce site a pour thème le domaine juridique, principalement à destination des universitaires.
    • http://fr.ekopedia.org : il s'agit d'un wiki traitant des méthodes alternatives de vie, comme les constructions écologiques, bien manger, recycler les déchets, etc.
    • http://fr.wiktionary.org : un projet de dictionnaire au format wiki comportant déjà de nombreux articles (plus de 200 000 à ce jour).
    • http://www.dokupedia.org : un wiki sur les sciences de l'information et de la documentation.

Il ne s'agit là que de quelques exemples, car il existe un wiki pratiquement sur chaque sujet important. Vous avez de grandes chances de trouver les réponses à vos interrogations en cherchant sur des wikis, le tout étant de trouver le bon. Pour cela, n'hésitez pas à consulter des annuaires wikis.

Manipuler du contenu avec la syndication

  • Introduction à la syndication:

Le terme "syndication" vient de l'américain. La syndication née du droit de reproduire un contenu ou de diffuser un programme à plusieurs diffuseurs. Le système de la syndication a été créé par la presse écrite américaine, les syndicates vendant leur production (cartoons, comic-strips, chroniques, etc.) à plusieurs journaux locaux.
Le principe de la syndication s'est par la suite généralisé sur les blogs ainsi qu'auprès de très nombreux sites et portails d'information. Ces derniers mettent leurs actualités (ou d'autres informations changeantes) à la disposition de l'extérieur dans un format de syndication. Il s'agit généralement du format RSS[4]), plus rarement Atom RFC 4287(en).

La syndication consiste à réutiliser un contenu déjà existant. La clé de voûte de la syndication repose dans le format : pour qu'un site A puisse récupérer et réutiliser le contenu d'un site B, il faut qu'ils se mettent d'accord sur le format d'échange. Avant, il fallait traiter au cas par cas, maintenant il existe une technologie tout à fait appropriée pour cela qui repose sur le XML. Il existe donc plusieurs technologies. Pour simplifier, disons qu'il existe 2 grandes familles technologiques, RSS et Atom:

  • RSS est la technologie la plus répandu, elle existe maintenant dans une version 2.0 en licence Creative Commons (donc libre). Vous apprendrez plus en lisant l'article du JDNet : RSS : qu'est-ce que c'est, comment en profiter ? JDN
  • Atom est la technologie de syndication proposée par le "Atom Enabled Alliance" et qui a la caution du W3C.


Pour bien comprendre la différence entre ce deux technologies, je vous propose d'analyser les balises XML qu'elles proposent:

  • Dans RSS, nous allons retrouver les informations suivantes:
    • title
    • link
    • date
    • language,
    • creator
    • subject
    • description
    • content
  • Dans Atom, on retrouve :
    • title
    • link
    • issued
    • modified
    • id
    • author
    • subject
    • summary
    • content

Nous voyons clairement que ces deux technologies sont très similaires et font quasiment la même chose. Il paraît alors logique de se demander laquelle utiliser. Dans un premier temps, le choix se porterait vers RSS, car plus rependu. Dans un deuxième temps, il semble que les deux technologies divergent dans leurs objectifs : RSS a l'ambition de devenir la technologie de syndication universelle (donc qui va gagner progressivement en complexité) alors qu'Atom évoluerait plus vers la technologie ultime de syndication de blog. Et c'est là où la différence va se faire. Mais le manque direct de visibilité, à l'heure actuelle, ne permet pas de pouvoir se prononcer sur le sujet.


  • Le RSS
Principe du RSS

On appelle RSS la description synthétique du contenu ou d'une partie du contenu d'un site web, dans un fichier au format XML. Le fichier RSS, appelé également flux RSS, canal RSS ou fil RSS, contenant les informations à diffuser, est maintenu à jour afin de constamment contenir les dernières informations à publier. L'utilisation la plus courante du RSS consiste à créer un flux RSS contenant le titre de l'information, une description synthétique et un lien vers une page décrivant plus en détail l'information, afin de diffuser largement l'information tout en assurant un trafic sur son site grâce au lien hypertexte permettant au lecteur d'avoir plus d'informations sur le site web. Le format RSS a ensuite été utilisé pour la diffusion audio et vidéo (émissions radios, spots publicitaires, reportages, interviews, etc), dans ce que l'on appelle les podcasts.

Les sites proposant un ou plusieurs fils d'actualités au format RSS arborent parfois un des logos suivants :

  • Image:logo-rss.png
  • Image:logo-xml.png


Utilisation de canaux RSS

Il existe typiquement deux façons d'utiliser RSS:

  • L'utilisation des fils RSS par un particulier pour son information personnelle. Il est alors nécessaire de disposer d'un outil spécifique, appelé «lecteur RSS» ou encore «agrégateur de news», afin d'exploiter les fils RSS (le client de messagerie Mozilla Thunderbird ou le navigateur Mozilla Firefox disposent d'un tel outil). Ainsi l'utilisateur d'un lecteur RSS peut consulter en un seul endroit les dernières actualités de dizaines, et parfois de centaines de sites web, sans avoir à les visiter et sans avoir à communiquer d'informations personnelles.
  • L'utilisation des fils RSS par un webmaster afin de syndiquer du contenu, c'est-à-dire publier automatique sur son propre site diverses informations émanant d'autres sites. N'importe quel webmaster, pour peu qu'il dispose des outils adéquats, peut ainsi utiliser le flux RSS d'un autre site web afin d'afficher automatiquement sur son site les informations mises à sa dispossition. Qui plus est, dans la mesure où les informations sont au format XML, il est possible de personnaliser l'affichage des données selon sa propre charte graphique, et il est également possible d'agréer de multiples fils RSS au sein d'une même page : on parle ainsi de syndication de contenu.

A l'inverse, pour proposer un flux RSS sur son site et mettre ainsi une partie de son contenu à disposition des autres webmasters, il suffit de créer un script chargé de récupérer les informations à inclure dans le flux RSS et de les écrire dans un fichier XML au format RSS.


Comment exploiter les fils RSS sur un site?

Afin d'exploiter un fil RSS proposé par un site, il est nécessaire de disposer d'un outil capable d'analyser le XML (un parseur XML) afin de le convertir en XML. Il existe un grand nombre d'outils dans la plupart des langages permettant d'exploiter facilement des canaux RSS. L'outil MagPie RSS permet par exemple de parser les fils RSS, quelle que soit la version du standard utilisée, avec un simple script en langage PHP.

Structurer le contenu via les folksonomies

  • Principe
  • Folksonomie est un néologisme désignant un processus de classification collaborative par des mots-clés librement choisis, ou le résultat de cette classification. Le concept étant récent, sa francisation n'est pas encore stabilisée. Certains auteurs utilisent le terme potonomie pour le définir.

    La folksonomie est fondée sur des suites de mots-clefs cliquables (les tags) dont il faudrait trouver une traduction dans chaque langue (on parle parfois de tagosphère). Chaque mot donne accès aux éléments ayant rapport avec ce mot : sites, définitions, autres articles,...

    L'un des intérêts majeurs des tags est de pouvoir grouper une liste d'informations suivant un mot-clé. Il est possible d'associer plusieurs mots-clés pour répondre à un plus grand nombre de requêtes.

    Jusqu'à présent le Web n'était qu'un réseau d'informations, liant des pages web à d'autres, toutes structurées autour d'un langage HTML commun. Mais aujourd'hui, de nombreux services mettent en avant la possibilité d'en faire un réseau social, et de lier les pages les unes aux autres grâce à des étiquettes, appelées aussi tags, permettant de les retrouver en fonction du sujet auquel elles se rapportent.


  • Limites
  • Le principe de tous ces nouveuax services est novateur, puisque ce sont les utilisateurs qui choisissent leurs tags, sans restriction aucune. Dès lors, il faut malheureusement s'attendre à une très forte désorganisation de l'information taggée. De plus, l'absence totale d'une quelconque hiérarchie ne fait qu'amplifier cette non-organisation. Un autre problème vient s'ajouter à cela : les synonymes. Les billets taggés avec le mot Oasis se rapportent-ils à un îlot de végétation dans un désert, ou au groupe de musique britannique ? Lorsque l'on prend le mot générique fleur, parle-t-on d'horticulture ou de photos de fleurs échangées entre amateurs ? Enfin, un tag peut être décliné en plusieurs mots. Prenons par exemple le mot actualités. Certains blogeurs parleront de news, d'autres d'actu ou d'actus. Nous avons donc quatre mots pour un même tag. Il ressort que la pertinence d'une classification par mots-clés ne tient qu'à la qualité rédactionnelle des utilisateurs et auteurs de blogs, photographies, ou autres.


  • Bien choisir ses tags
  • Le choix des tags est primordial pour éviter toute désorganisation sur des sites ou services. Malgré les défauts qu'il présente, ce système permet de regrouper facilement de l'information autour d'un noyau commun, et de la présenter rapidement à l'internaute sous forme de mots-clés plus ou moins intuitifs en rapport avec le coeur du sujet.

    • Le choix des tags

    Pour choisir ses tags, il faut d'abord se demander dans quel contexte l'internaute souhaiterait les trouver. Vous trouverez ici des exemples.

    La structuration de documents par tags , photographies comme textes par ailleurs, doit être réfléchie pour être efficace. Il ne s'agit pas de choisir des mots-clés simplement parcequ'ils entretiennent un rapport, qui peut s'avérer parfois quelque peu relatif, avec le sujet. C'est à l'auteur et à la personne qui prend la responsabilité de diffuser un document qu'il incombe de situer sa ressource par rapport à son sujet. Les exemples ci-dessus montrent bien à quel point il est important de connaître les composantes d'un sujet pour renseigner au mieux l'information.


  • La structure des tags
  • La structure des tags est également très importante dans le choix de ses mots-clé. Pour cela, il faut raisonner comme le ferait l'internaute à la recherche d'une photo, à savoir :

    • utiliser des noms et des verbes à l'infinitif
    • éviter le pluriel
    • vérifier l'orthographe
    • éviter toute abréviation



Rapport des services Web 2.0 à l'information

Services Web 2.0 pour veilleurs

Services de bookmarking social

  • Le bookmarking social:Le terme Social Bookmarking désigne la pratique d’enregistrer ses favoris (bookmarks) sur un site web public et de leur assigner des mots-clés (tag). Les bookmarks peuvent être privés ou partagés (accessibles à tous), de là le terme Social. Certains services sont spécialisés tels que Connotea qui a été réalisé pour entreposer les favoris des scientifiques.
  • Fonctionnalités d’un système de Social Bookmarking: Dans un système de Social Bookmarking, les utilisateurs entreposent leur liste de ressources Internet. Bien que les liens soient dans la plupart des cas des liens vers des sites ou pages web, l’utilisateur peut aussi créer des liens vers d’autres ressources, comme des images par exemple. Dans la majorité des cas, les liens ajoutés par les utilisateurs sont publics et donc, les autres utilisateurs du système peuvent y accéder en recherchant par mot-clé (tag). La plupart des systèmes de Social Bookmarking classent les résultats de recherche en se basant sur le nombre d’utilisateurs du système qui ont un lien vers eux.


  • Les avantages du Social Bookmarking
    • Centraliser: Le principal avantage est de pouvoir entreposer ses favoris dans un endroit centralisé et de pouvoir y accéder de n'importe où. C’est un peu le même principe que de se servir d’un webmail comme le service Hotmail bien connu pour disposer d’une adresse de courriel accessible de partout.
    • Partager: Les services de Social Bookmarking permettent à des groupes de partager leurs ressources de façon plus efficace. Par exemple, des employés d’une même organisation pourraient s’ouvrir un compte et chacun pourrait y partager ses favoris avec ses collègues.
    • Nouvelle façon de découvrir le web: Les outils de Social Bookmarking apportent des nouveautés dans la recherche d'informations sur le Web. En effet, la classification des bookmarks est réalisée par des humains qui «comprennent» le contenu des pages qu’ils consultent contrairement à des moteurs de recherche qui utilisent des algorithmes pour tenter de déterminer le contenu d’une ressource web. Les résultats de recherche sont classés par le nombre d’utilisateurs qui ont un lien vers la ressource et non pas par le nombre de liens pointant vers cette ressource ou encore par le nombre de fois que le mot-clé recherché est présent dans la ressource.Les services de Social Bookmarking pourraient être comparés à un cerveau humain. Chaque internaute représentant un neurone qui propage ou non ce qu'il reçoit en le bookmarkant. Le seuil d'activation du neurone correspondrait au désir de la communauté de Social Bookmarkers de partager ou non une ressource.
    • Faire des rencontres: En utilisant un service de Social Bookmarking vous pouvez facilement rencontrer d’autres utilisateurs qui ont les mêmes intérêts que vous.
    • Import et export des bookmarks: Ces systèmes de Social Bookmarking permettent d’exporter facilement l’information en utilisant des standards technologiques tels que RSS (Really Simple Syndication) qui vous permettrait par exemple d’afficher facilement vos bookmarks sur votre blog.

Ils vous permettent aussi dans la majorité des cas de facilement importer vos favoris de votre navigateur web (peu importe que celui-ci soit Internet Explorer, Firefox ou un autre) vers le système.
Ils fournissent également des outils (widgets) que vous pouvez installer dans votre navigateur pour facilement ajouter de nouveaux bookmarks au système sans faire trop d’efforts.


  • Désavantages des services de Social Bookmarking
    • Standard de structure des tags: Il n’existe pas de standard dans la structure des mots-clés (tags). Un même mot peut être écrit au pluriel ou au singulier, en majuscule ou en minuscule. Les mots peuvent avoir plus d’un sens. Les humains, contrairement à la machine, peuvent faire des erreurs d’orthographe.



Agrégateurs de fils RSS en ligne

Définition: Application permettant de rassembler (agréger) et de synthétiser des informations publiées sur différents sites web.

Principes de fonctionnement L'agrégation de données est le pendant de la syndication de données ; il s'agit de réunir en un seul lieu des informations qui ont été publiées et syndiquées par différents sites web, afin de pouvoir les consulter plus facilement et de manière plus efficace.

L'utilisation d'un agrégateur se fait en deux temps. Dans un premier temps, l'utilisateur définit les sites web proposant du contenu syndiqué qui l'intéresse. Puis, dans un second temps, il peut consulter à l'aide de son agrégateur tous les contenus (parfois dans une version résumée) des différents sites web préalablement définis.

Utiliser un agrégateur est ainsi un moyen très efficace pour suivre en temps réel, via une interface unique, les mises à jour qui sont effectuées sur plusieurs sites auxquels on s'intéresse.

Il existe deux principaux types d'agrégateurs : - les clients (des logiciels, qu'il faut installer sur son ordinateur) - les applications en ligne (utilisables directement sur des sites web).


Pages de démarrage

  • Les outils spécialisés

Netvibes est une référence en terme de page de démarrage personnalisable. Mais il existe une approche de certains fournisseurs de services tout à fait intéressante, mais si rien ne peut être qualifier de révolutionnaire. Ils proposent un ensemble de contenus et de fonctionnalités packagées à une audience très restreinte, et surtout parfaitement ciblée. Ces services en lignes peuvent ainsi toucher une typologie d'audience qui est fortement demandeuse d'outils performants mais qui ne souhaite pas forcément perdre son temps à jouer avec des gadgets en ligne. Des même, ces niches d'audience représentent un territoire de communication qui a d'autant plus de valeur pour certains annonceurs spécialisés. Ces solutions de productivité packagée regroupent tous les contenus et fonctionnalités utiles en une seule page. Elles sont tout de suite plus attractives et performantes, elles évitent les pertes de temps puisque tout a rapport à l'activité concernée.

Voici deux exemples :

  • ScanBull : Une page d'accueil personnalisée dédiée à la finance où vous pouvez suivre en quasi temps réel les évolutions des princiales places financières, des indices, des devises et de tout un tas d'actions.
  • Isabont : Une page d'accueil personnalisable dédiée à la recherche d'emploi où vous pouvez consulter les blogs d'emploi, gérer vos listes de candidatures, votre bibliothèque de CV / lettres de motivation, planifier vos prochains entretiens d'embauche.


Services de "mixages" de fils RSS


Métamoteurs de recherche de tags


Networking en ligne

Définition: Le Networking (en français "maillage" ou "réseau") est "l'acquisition volontaire, systématique et planifiée de contacts professionnels satisfaisant des besoins réciproques. Étymologiquement, il est formé de NET (filet) et de WORK qui signifie " oeuvrer ". Le Networking est donc l'action de "tisser son réseau"[5].


Inclassables

  • Quelques outils
    • Rollyo permet de créer un métamoteur personnalisé incluant les sites de votre choix et de les partager avec d'autres.
    • Greasemonkey : si vous naviguez avec Firefox, ce plug-in vous permet de modifier l'apparence et le comportement de centaines de pages web. Par exemple, il permet d'ajouter un sous-menu permettant de lancer une recherche dans Yahoo! ou MSN.


Notes

  1. Web sémantique/Web 2.0: même combat
  2. Désigne une famille de formats XML utilisés pour la syndication de contenu Web, trois formats peuvent être désignés par ces initiales:
    • Rich Site Summary (RSS 0.91)
    • RDF Site Summary (RSS 0.90 et 1.0)
    • Really Simple Syndication (RSS 2.0
  3. fondateur et le président de l'association Mozilla Europe
  4. RDF - Resource Description Framework - Site Summary», «Rich Site Summary» ou «Really Simple Syndication»
  5. Définition

Bibliographie

  • BONI, Alexandre, STEMART Nicolas. Web 2.0 et Web avancé ; dossier spécial. Paris : Presses de l'Imprimerie France Quercy à Mercuès, 2006. 648 p.

Liens externes

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